Crise sur les opiacés à Ottawa : les jeunes locaux sont-ils à risque?

Kids in school

Au cours des dernières semaines, on a dirigé les projecteurs sur les dangers liés au fentanyl : vous ne pouvez pas le voir, le sentir, ni le goûter. Une petite quantité de fentanyl peut s’avérer mortelle.

En fonction d’une récente alerte diffusée par Santé publique Ottawa (SPO) et le Service de police d’Ottawa, la présence de fentanyl illicite a été détectée dans des comprimés contrefaits fabriqués pour ressembler à des comprimés d’ordonnance, comme le Percocet et l’OxyContin. Le fentanyl est cent fois plus toxique que la morphine, et les risques de surdose accidentelle sont beaucoup plus élevés.

Ces drogues contrefaites trouvées à Ottawa ont été impliquées dans de récentes surdoses potentiellement mortelles, qui ont entraîné la mort tragique de certains jeunes dynamiques de notre ville.

Plusieurs se demandent si notre communauté fait face à une « crise des opioïdes ».

À mesure que nous continuons d’obtenir de plus amples renseignements sur l’ampleur des répercussions du fentanyl et des autres opiacés sur notre communauté, une chose est certaine :

Les parents d’Ottawa ont peur, la communauté est sur un pied d’alerte, et nous avons le pouvoir d’unir nos forces et d’aider les jeunes qui en ont besoin avant qu’il ne soit trop tard.

Selon le Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario, 60 % des toxicomanes âgés de 15 à 24 ans ont commencé à consommer des substances lorsqu’ils étaient âgés de 11 à 15 ans. De plus, un élève du secondaire sur six utilise des médicaments sur ordonnance de façon récréative.

La situation relative au fentanyl est très différente de toutes les autres que nous avons vues : une dose, aussi petite qu’un grain de riz, peut causer une surdose. En outre, le fentanyl n’est pas uniquement un danger pour les jeunes toxicomanes : qu’il s’agisse de l’étudiant doué, de l’athlète, du rebelle ou de l’introverti, tout jeune qui expérimente avec de la drogue ou qui en consomme de manière occasionnelle est à risque.

Une erreur pourrait  leur coûter la vie.

Toutefois, le projet répa, une initiative pour les jeunes toxicomanes d’Ottawa, est l’une des nombreuses façons de s’attaquer aux risques d’exposition au fentanyl et aux autres drogues.

Les partenaires du projet répa offrent aux jeunes et à leur famille un accès à des programmes de counseling, de soutien, de traitement, d’éducation et de prévention dans les 57 écoles secondaires d’Ottawa, ainsi que trois organismes communautaires et deux centres de traitement pour jeunes.

« Nous devons mobiliser un plus grand nombre de personnes dans notre ville de plus d’un million d’habitants, pour que nous puissions continuer d’offrir ce programme à nos jeunes gens dans nos écoles, » dit Vern White, qui appuie aussi le projet répa.

Vern White a cultivé une attention passionnée pour le bien-être des jeunes au Canada. Cet ancien chef de police d’Ottawa (2005 à 2012) et présent porte-parole pour le projet répa est une voix forte; il fait en sorte que nous faisons tout en notre possible pour aider les jeunes à affronter l’avenir de la meilleure manière possible.

Nous savons aussi que le projet répa fonctionne.

L’année dernière seulement, le projet répa a donné des séances de counseling en matière de toxicomanie à plus de 1 400 élèves; a offert des séances d’éducation à plus de 12 300 élèves et 3 015 parents; et accordé de l’aide à plus de 200 parents d’enfants souffrant de toxicomanie à Ottawa.

Avec le soutien des donateurs, le projet répa continue de prendre de l’expansion. Nos résultats démontrent que le projet répa a aidé les jeunes à gérer leur consommation problématique de substances de façon considérable. En effet, 75 % des participants ont réduit, voire cessé de consommer une ou plusieurs drogues en mois d’une année scolaire.

« Lorsqu’ils ont besoin d’aide, ils en ont besoin immédiatement. Ils n’ont pas le temps de prendre des rendez-vous ou d’être ajoutés à une liste d’attente, » a récemment dit Dennise Taylor-Gilhen, vice-présidente du développement des communautés de Centraide.

« Il est toujours possible d’en faire plus pour aviser les élèves et les parents de l’aide qui est à leur disponibilité, » ajoute-t-elle.

Donner au projet répa permet d’offrir plus de programmes de counseling, de prévention, d’éducation et de sensibilisation, et d’améliorer les services de soutien offerts aux parents.

« On ne peut pas penser « « si c’était notre enfant, on ferait quelque choseʺ, dit le sénateur White. Les jeunes de notre ville sont nos enfants; nous avons une obligation en tant que communauté de faire quelque chose. Nous devons nous assurer que nous donnons aux jeunes les renseignements dont ils ont besoin pour prendre une décision éclairée, pour eux, à ce moment précis. »

En tant que partenaire fondateur et ardent défenseur du projet répa, Centraide travaille en collaboration avec les quatre conseils scolaires d’Ottawa, Santé publique Ottawa, le Réseau local d’intégration des services de santé de Champlain (RLISS-C), le Réseau d’Ottawa pour l’éducation (ROPE) et cinq organismes locaux pour répondre aux préoccupations soulevées par la communauté en ce qui a trait à la toxicomanie juvénile à Ottawa.

Vous pouvez aider les enfants avant qu’il ne soit trop tard

Faites un don maintenant à l’appui du projet répa pour lutter contre le fentanyl.