« J’ai dû patienter quatre mois avant d’être admise dans un centre résidentiel de traitement à l’extérieur de la ville. L’attente était horrible : je ne pensais qu’à une chose, me droguer. J’ai même tenté de me suicider, et je savais avoir un besoin urgent d’aide. Je trouve que c’est une excellente idée d’avoir un centre résidentiel de traitement à Ottawa. »
~ Rachel Hiemstra, 20 ans (n’a pas consommé de drogue depuis un an)
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Les adultes accoutumés aux drogues ou à l’alcool ont commencé par expérimenter, ont aimé l’effet que leur procurait la substance et ont graduellement progressé au point où ils ne pouvaient plus s’en passer.
Le trajet de l’expérimentation à la dépendance ne s’effectue pas du jour au lendemain. En fait, 85 % des toxicomanes adultes ont commencé leur abus de toute une vie avant d’atteindre 18 ans.
Peut-être qu’une des raisons pour lesquelles ces adultes ont encore recours ces substances est qu’ils en ont fait l’expérience dès leur jeune âge, alors que le cerveau est encore en développement. Deux sections du cerveau sont particulièrement importants au cours de la croissance : le système limbique, qui gouverne les émotions et est responsable du besoin en stimulation ; et le cortex préfrontal, qui aide à contrôler les impulsions et à prendre des décision.
Sans inhibitions et sans posséder une capacité de raisonnement complètement développée, l’adolescent est un candidat de choix pour devenir toxicomane.
Ce qui n’arrange rien, des études scientifiques ont prouvé qu’il faut au cerveau jusqu’à 23 ans avant d’atteindre sa pleine maturité. Cela signifie qu’expérimenter avec des drogues ou de l’alcool peut sérieusement endommager les circuits du cerveau en développement. En d’autres mots, plus l’ado devient accoutumé, plus il inflige de dommages à son cerveau. Si cette dépendance n’est pas résolue au cours de la puberté, il est très probable que le jeune va lutter contre l’abus de drogues pour le restant de sa vie.
C’est pourquoi il est tellement important de s’occuper immédiatement des abus de substances chez l’adolescent, et la meilleure façon de le faire est en ayant recours à un traitement résidentiel — où l’adolescent est éloigné des mauvaises influences, placé 24 heures par jour dans une institution pour au moins trois mois, et où il reçoit l’aide dont il a besoin pour se débarrasser de sa dépendance.
Le bien-fondé d’un traitement résidentiel
Plusieurs ados qui deviennent accrochés à l’alcool ou aux drogues proviennent d’environnements familiaux qui ne les appuient pas (et sont même très dysfonctionnels), de même que de foyers à faible revenus ou monoparentaux. Cependant, les enfants provenant de familles affluentes développement également des problèmes de toxicomanie, principalement parce qu’ils possèdent les moyens financiers d’acheter de l’alcool et des drogues illégales.
Les adolescents aux prises avec des problèmes de toxicomanie de longue date sont également de gros utilisateurs du système de santé, (service d’urgence, santé publique, santé mentale et traitement des toxicomanies) ainsi que des services sociaux, y compris de l’aide sociale et des services de police.
Il est essentiel de séparer les adolescents de leur environnement familial et scolaire, où leurs contacts avec leurs pairs, les situations à risque élevé et d’autres influences négatives peuvent les pousser à faire une rechute.
De façon à être efficace, un traitement résidentiel pour les jeunes doit :