« Le projet r.é.p.a. est la réponse de notre ville au problème de la toxicomanie chez les jeunes. Pour la première fois, les jeunes pourront bénéficier de soins résidentiels à temps plein sans devoir se rendre dans le nord de l'Ontario, sortir de la province ou même aller aux États-Unis. Ils pourront aussi apprendre à prendre des décisions en connaissance de cause grâce à un counseling précoce et un programme avancé d'information et de prévention dans nos écoles secondaires. »
Les adultes accoutumés aux drogues ou à l’alcool ont commencé par expérimenter, ont aimé les sensations que leur procurait la substance et sont graduellement arrivés au point où ils ne pouvaient plus s’en passer.
Passer de l’expérimentation à la dépendance n’arrive pas du jour au lendemain. En fait, 85 % des toxicomanes adultes ont commencé à consommer des drogues régulièrement avant leurs 18 ans.
Peut-être qu’une des raisons pour lesquelles ces adultes ont encore recours ces substances est qu’ils en ont fait l’expérience dès leur jeune âge, alors que le cerveau est encore en développement. Deux sections du cerveau sont particulièrement importants au cours de la croissance : le système limbique, qui gouverne les émotions et est responsable du besoin en stimulation ; et le cortex préfrontal, qui aide à contrôler les impulsions et à prendre des décisions.
Sans inhibitions et sans posséder une capacité de raisonnement complètement développée, l’adolescent est un candidat de choix pour devenir toxicomane.
Ce qui n’arrange rien, des études scientifiques ont prouvé qu’il faut au cerveau jusqu’à 23 ans avant d’atteindre sa pleine maturité. Cela signifie qu’expérimenter avec des drogues ou de l’alcool peut sérieusement endommager les circuits du cerveau en développement. En d’autres mots, plus l’ado devient accoutumé, plus il inflige de dommages à son cerveau. Si cette dépendance n’est pas résolue au cours de la puberté, il est très probable que le jeune va lutter contre l’abus de drogues pour le restant de sa vie.